Le leadership selon Pierre Boivin

Pierre BoivinPierre Boivin a un parcours impressionnant, fondant sa première entreprise, Norvinca, en 1979. Celle-ci deviendra d’ailleurs le plus important distributeur d’équipements de sport au Canada. Enchaînant ensuite les postes de Président d’imposantes entreprises telles que Weider Sporting Goods, Canstar Sports, Bauer Nike Hockey et plus récemment le poste de Président-directeur général chez Claridge.  C’est toutefois à titre de président et chef de la direction du Club de hockey Canadien et Evenko, qu’il a occupé de 1999 à 2011, que M. Boivin s’est fait connaître du grand public.  Sous sa présidence, les Canadiens de Montréal subit une véritable transformation organisationnelle dont les principales réalisations furent de diversifier et rajeunir la clientèle en redonnant un fort sentiment d’appartenance aux amateurs et la création de la Fondation des Canadiens pour l’enfance.

Le mentorat

Afin de réussir à se développer et devenir un bon leader, Pierre Boivin a toujours cru au mentorat. Ayant quitté les bancs d’école avant l’université et lancé sa première entreprise à seulement 25 ans, les conseils de ses mentors l’ont grandement influencé : «un mentor c’est quelqu’un qui n’a pas d’attache à l’entreprise, quelqu’un que l’on respecte, qu’on admire, avec qui on est très à l’aise et qui a toujours notre bien-être à l’esprit. Notre mentor aura toujours des commentaires, des conseils à nous donner de façon à ce qu’on puisse mieux se développer et réussir. »

Qualités d’un grand leader

Pour cet homme d’affaires, plusieurs caractéristiques se retrouvent chez un grand leader, mais d’abord, quelques qualités humaines sont, pour lui, essentielles : Savoir écouter; il y a trop souvent à la tête d’entreprises des leaders directifs, mais si on veut une équipe de grand calibre, il faut faire confiance aux gens. Ce qui implique aussi de savoir s’entourer de gens compétents. En connaissant nos propres forces et faiblesses, on s’assure de s’entourer de gens qui nous complètent bien. Un leader doit aussi démontrer qu’il possède des qualités plus concrètes, qui sont nécessaires à la réussite d’une entreprise: il doit avoir une vision stratégique pour son entreprise ou son organisme et surtout savoir bien la communiquer. Il sait aussi bien exécuter, en misant sur les résultats. Pour connaitre de la croissance et succès, on n’y échappe pas, il faut que les résultats soient au rendez-vous. Finalement, un bon leader se bat pour ses convictions.

Lorsque l’on veut bâtir une équipe solide, on recherche des leaders naturels.  Le leadership est toutefois une qualité difficile à discerner lors d’une entrevue d’embauche.  Il faut ainsi bien se préparer avant un entretien et on peut ainsi arriver à reconnaître leur potentiel. Pour M. Boivin, ce qu’il recherche est bien défini : « Il faut s’assurer que la personne ait de l’intelligence émotionnelle, non seulement être analytique et bien connaitre l’industrie, mais quelqu’un qui a de bonnes relations humaines, ce qui est de plus en plus important pour la génération actuelle. Il faut aussi voir à ce que ce soit des gens curieux. La curiosité est l’ouverture à l’apprentissage, parce qu’on ne fini jamais d’apprendre à être un bon leader. »

Avec un parcours aussi chargé, M. Boivin a traversé de nombreuses situations pour lui permettre d’apprendre et s’améliorer. Il en ressort avec des conseils, qu’il a lui-même reçus et qu’il veut maintenant partager : « Il faut prendre le temps; s’arrêter et écouter. Si on veut vraiment former des équipes très compétentes et engagées, il faut prendre le temps avec chaque individu et avec l’équipe pour leur permettre de s’exprimer, de contribuer et leur démontrer que leur contribution est appréciée. Et finalement, il faut sentir et voir les opportunités lorsqu’elles se présentent et surtout avoir et le courage de les saisir. »

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